Engagement n° 5 :Investir pour l’accompagnement de tous vers l’emploi


Original post, click here

La sortie durable de la pauvreté repose sur l’autonomie par le travail. Cela suppose de refuser une société dans laquelle une partie de nos concitoyens serait considérée comme « inemployables » avec les minima sociaux comme seul horizon. Or, depuis la crise de 2008, la dépense d’allocation du RSA a progressé de 80%, quand la dépense moyenne d’insertion reculait de près de 40% et que se sont creusées les inégalités entre les départements en matière d’accompagnement. A rebours de cette dérive, la stratégie de prévention et de lutte contre la pauvreté une ambition inédite d’accompagnement pour tous les allocataires des minima sociaux, trop souvent livrés à eux-mêmes.

Cette exigence de permettre à chacun de s’épanouir dans la dignité et le sentiment d’utilité sociale procuré par le travail impose des changements profonds. Dans le parcours proposé aujourd’hui aux allocataires du RSA, il faut souvent attendre d’avoir résolu les problèmes de santé, de garde d’enfant ou de permis de conduire avant de chercher véritablement un emploi. Ceci mène de nombreuses personnes à perdre pied et à se décourager. Demain, l’insertion professionnelle et la résolution des problèmes du quotidien se feront de manière simultanée, dans le cadre d’un accompagnement global qui mettra en œuvre le triptyque « ressources – accompagnement – emploi » proposé par les associations de solidarité.

En outre, la révision en profondeur de l’orientation des allocataires du RSA permettra de réduire considérablement les délais d’entrée dans un parcours d’insertion vers l’emploi, et une insertion professionnelle plus rapide. Ce véritable « droit à l’accompagnement », mis en œuvre avec les collectivités territoriales, avec aura pour contrepartie le devoir pour l’allocataire d’agir pour son insertion. L’État, garant du « service public de l’insertion » assurera ainsi l’égalité de tous les allocataires du RSA en matière d’accompagnement.

Pour les publics les plus en difficulté, les acteurs de l’insertion par l’activité économique seront pleinement mobilisés, avec l’objectif d’accroître de 25 % le nombre de postes concernés sur la mandature.
En outre, les dispositifs expérimentaux spécifiques qui développent la médiation pour l’emploi seront évalués et accompagnés dans leur essaimage, en lien avec les acteurs territoriaux.

MESURES PHARES

→ Création d’une « Garantie d’activité » combinant accompagnement social renforcé et insertion dans l’emploi pour 300 000 allocataires par an

Chaque année 200 000 allocataires seront suivis en année pleine par Pôle emploi et 100 000 par des opérateurs privés et associatifs choisis par appel d’offres commun État-département (200 M€ au total).

Des lieux dédiés à la Garantie d’activité seront déployés sur tout le territoire pour personnaliser l’accompagnement vers la reprise d’un emploi salarié ou la création d’une activité indépendante.

→ 100 000 salariés supplémentaires accueillis dans le secteur de l’insertion par l’activité économique pour favoriser le retour à l’emploi des personnes les plus fragiles

5 000 aides aux postes supplémentaires seront créées chaque année dans le secteur de l’insertion par l’activité économique (IAE), permettant en 2022 une hausse de 25% du nombre de salariés accueillis par ces entreprises, qui constituent des solutions efficaces pour le retour à l’emploi des personnes les plus vulnérables.

En parallèle, grâce au plan d’investissement dans les compétences, 240 M€ au total seront mobilisés pour améliorer la formation des salariés de l’IAE.

AUTRES MESURES-CLÉS

Pour généraliser l’accompagnement vers l’emploi des allocataires, un État garant du service public de l’insertion : renforcement des droits et devoirs et obligation contractualisée avec les départements de réaliser sous un mois l’instruction de la demande et l’orientation de tout nouveau bénéficiaire

Essaimer les expérimentations évaluées positivement pour les personnes les plus fragiles pour 70 M€ : « Territoires zéro chômeur de longues durée », Convergence, Tapaj (travail alternatif payé à la journée) et SÈVE (médiation active vers l’emploi).

BUDGET : 1,04 milliards d’€